Récit d'un combat de masse

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Récit d'un combat de masse

Message  Hannigan le Mar 24 Fév - 20:00

Hello !
Voici le récit d'un combat de masse joué ce week-end selon les règles du recueil du meneur.

Contexte : Scénario de l'écran qui se passe dans le village de Gnarla, contenu largement augmenté par Abission (rapport de mission à venir). Sous la ville de Gnarla se trouvent des mines d'Ether et de pierres précieuses. Ces mines contiennent un passage vers le Coeurmonde. Les Draërims surgissent du Coeurmonde, engloutissent la ville de Gnarla. Nous avons fait évacuer la population vers Ktania. En arrivant, nous découvrons que le gros des forces armées ainsi que Mermelok et ses officiers ont quitté la ville à cause d'un faux message, pour aller se battre loin vers l'ouest.
Nous sommes seuls. Nous organisons la bataille à venir pour la survie de la population de Gnarla. Nous envoyons des messagers rattraper Mermelok et son armée en espérant qu'ils reviennent à temps. Notre objectif est de tenir.

Attenor Sondecoeur a écrit:Nous n'avons eu de cesse de les prévenir. Qu'un jour, la guerre contre les Draërims les frapperaient eux aussi. Mais du fait des anciennes querelles, ils n'ont pas voulu nous croire. Ils ont préféré attendre et pouvoir voir de leurs yeux. Nous avons trouvé dans les mines sous la ville une entrée vers le Coeurmonde. Nous y sommes descendus avec quelques uns d'entre eux et nous leur avons montré qu'ils n'étaient plus à l'abri. Les secousses sont de plus en plus fortes et fréquentes. La vermine se fraie un chemin vers la surface comme une larve cherche à briser sa coquille pour s'attaquer au monde. Gnarla est désormais perdue : il n'y a pas d'espoir de retour. Les familles ont fuis vers Ktania sous l'escorte de la milice. Si peu sont des soldats... Si peu ont l'étoffe de braves.

En arrivant, nous apprenons que le messager que nous avions envoyer pour prévenir Mermelok de la bataille à venir était un fêlon : il a indiqué que la menace se trouvait à l'ouest dans les montagnes et Mermelok s'en est allé avec l'ensemble de son armée, ne laissant derrière lui qu'assez de gardes pour tenir les portes. Nous ne savons pas combien de temps mettrons les Draërims à atteindre Ktania. Nous ne pouvons pas évacuer la ville et envoyer toutes ces familles sur les routes où elles seraient sans défense. Non. Il va falloir se battre. Organiser la défense. Se battre jusqu'au dernier, en espérant qu'une lueur d'espoir pointe à l'horizon. Secrètement, je demande à Noliam Gripoil, le vieux Shaman, d'aller à la rencontre des Nozarius de la région. Nous savons que ces créatures sont intelligentes, même si nous ignorons jusqu'à quel point. Peut-être trouvera-t-il un moyen de les convaincre de combattre. Après tout, cette région est aussi leur foyer. Et dans notre situation, il n'y a pas de honte à faire appel aux ressources les plus désespérées et à quérir les aides les plus improbables.
Torskel, le chef de Gnarla, est vieux et déjà trop blessé. Tolluk, le chef de la milice, est un brave ingénieur mais n'a aucune expérience des Draërims. C'est avec effroi que je comprend rapidement que je suis le plus à même d'organiser nos défenses et de tenir notre ligne de mêlée. Mais rapidement, la fierté me gagne et je me sens digne de cette mission. Après tout, depuis mon enfance, n'ai-je pas rêver de commander un jour en tant que Général ? Je ne pensais simplement pas que ce jour serait aujourd'hui, alors que je n'ai même pas atteint le grade de Gardien Initié.




Mes compagnons, Anaëlle la salvatrice, Aliandra l'etherlame, Solano l'ombre, Kouky le Ravageur et moi échangeons un regard silencieux mais lourd de sens. Nous connaissons les Draërims, nous les avons déjà combattus dans les forges de Gormanir. Nous savons que nos sommes bien trop peu, et que nous n'avons aucune chance de passer la nuit si aucune aide ne vient à nous. Les Draërims ne feront qu'une bouchée des palissades de bois qui constituent les uniques défenses du village. Mais nous savons également qu'abandonner ces gens à leur sort signifierait leur mort à tous. Nous n'avons pas besoin d'échanger un mot pour être d'accord sur le fait que nous nous battrons. Jusqu'à la mort.

Nous rassemblons tout le monde sur la place et demandons à ceux qui savent se battre de se placer d'un côté et aux impotents d'être prêts à se rassembler dans la Grande Maison. Nous faisons alors le compte de nos forces. Dans les soldats de métiers : 70 gardiens, 90 mazureurs, 10 guerriers tribaux, 10 déments, 1 etherlame, 1 illuminés et 10 ravageurs, 34 éclaireurs, 1 ombre, 2 ingénieurs et 3 telluriens. A cela s'ajoute des marchands, artisans, touristes, mineurs, soit 400 ormazuriens, 50 falaës, 50 marfling, 50 chitiks, 40 synovingiens et 30 dresseurs érinéens. 850. Moins du tiers sont des soldats de métier.

Toluk vient à nous. Derrière son masque, il est impossible de savoir si son visage est crispé par le désespoir ou la fatalité. Rien ne paraît. On ne peut savoir si l'on peut compter sur un Synovingien tant qu'on n'a pas combattu à ses côtés. Je doute de lui. Mais il est connu des braves et des habitants et ils l'écouteront. Je lui demande d'organiser les forces de la manière suivante :
Les gardiens et les mazureurs forment le gros de la ligne de mêlée avec le reste des ormazuriens. Les chitiks se déploient sur les flans de la ligne de mêlée pour empêcher les Draërims de nous contourner et de prendre le village d'assaut : nous défendrons les palissades depuis l'extérieur. Nous formerons des groupes d'assaut composés de ravageurs, de guerriers tribaux et de déments, chargés d'agresser les soutiens adverses. Nous avons vu les ravages que peuvent faire les cracheurs dans nos lignes de mêlées. Nous devons éviter ce carnage à tout prix. La ligne de tir devra concentrer son tir sur certains rangs ennemis pour permettre à ces groupes d'élites de percer leurs lignes et neutraliser leurs soutiens. Nous disposons également de deux antiques catapultes qui semblent en état de marche.
Anaëlle prendra le commandement de la ligne de Soutien. Solano indiquera à la ligne de tir où concentrer son feu. Quant à moi, je serai dans la plaine à la tête de la ligne de mêlée. Nous assemblons des barricades de fortune et les telluriens dressent des murs de pierre dans la plaine pour nous protéger des cracheurs. Une nuit et un jour passèrent, et la nuit tomba de nouveau. Une nuit au ciel encombré et sans lune. Puis, soudain, le sol se mit à trembler...


Au loin, un nuage de poussière immense s'éleva dans un fracas titanesque. Gnarla, la ville toute entière, venait de s'effondrer, engloutie par les profondeurs de la terre. Et de ce monstrueux cratère commença à se répandre une marée noire et grouillante sur la plaine. Nous avons appris aux archers et aux combattants les failles dans la cuirasse des Draërims. Nous leur avons appris leurs techniques, comment s'en protéger et leurs points faibles. Mais rien ne prépare assez à la vision de cauchemar de la marche d'une armée Draërim. "Nous avons envoyé des messagers chercher Mermelok...", commençais-je, tentant de rassurer nos combattants de fortune. "... Et notre messager est revenu nous prévenir qu'il était en route, et qu'il serait là à tant pour nous aider à remporter la bataille", mentit Solano. Un peu d'espoir ne pouvait pas faire de mal. "C'EST POUR LA SURVIE DE VOS FAMILLES, SINON LA VÔTRE QUE VOUS ALLEZ VOUS BATTRE ! DEVANT LA HORDE DRAËRIM, AUCUNE FUITE N'EST ENVISAGEABLE. C'EST EUX OU NOUS ! ET IL N'EST PAS DANS LEUR NATURE D'EPROUVER DE LA PITIE, ALORS N'AYEZ AUCUNE HESITATION. NOUS LES REPOUSSONS DEPUIS LE DERNIER BASTION. NOUS LEUR AVONS SURVECU A GORMANIR. CE SOIR, KTANIA VIVRA !" haranguai-je du haut des remparts, sentant mes jambes prêtes à se dérober sous moi sous le poids des regards que je soutenais. Les mots que je leur lançais étaient bien plus que des mots en de telles circonstances. C'étaient les ultimes sentences d'un général prêt à mener ses hommes à la mort, celles que l'on citerai dans les livres et les récits de légendes.
La plaine de diarbolas blanches avait entièrement disparue. Une nuée noire et grouillante l'avait recouverte. De la palissade, je comptais environ 2500 draërims. Sentinelles, soldats, rampants, cracheurs, et d'une sorte qu'on n'en avait jamais vu. J'échangeais un dernier regard avec mes compagnons. Cette fois, Anaëlle la salvatrice serait loin de moi, à commander sa propre ligne, et cette pensée était loin d'être réconfortante, mais je préférais tout de même la savoir en sécurité derrière le mur plutôt que dans les tourments du combat.  

La nuée n'était plus qu'à quelques centaines de mètres. Je pris place devant la ligne de mêlée. Les Gardiens allaient accomplir leur destin et former le Mur. Du maintien de la ligne de mêlée dépendrai l'issue de la bataille.

300 mètres. Les draërims atteignent les premiers feux de bataille. Ils se ruent sur nous avec une sauvagerie mêlée de férocité.

200 mètres. Nos catapultes et ingénieurs font feu. De la nuit obscure, d'immenses disques d'un noir d'obsidienne jaillissent en sifflant dans l'air et entaillent nos palissades. Je vois des groupes entiers de braves être fendus de part en part par ces immenses projectiles. Je n'ai pas le temps de m'en horrifier. Les dés de la bataille sont déjà jetés. Désormais, seule la Bravoure compte.

100 mètres. Les cracheurs prennent position et leurs gueules commencent à rougeoyer. Les soldats et sentinelles lancent la charge.

De derrière nos lignes, contrôlées par les dresseurs, jaillissent des dizaines de bêtes : Nozarius, Jubbiak, Ozelias... Du bétail sensé freiné la charge. Elles sont avalées par la charge et disparaissent dans des cris d'horreurs.




Nous gardiens faisons ce qu'on nous a appris : présenter le bouclier, fléchir les jambes, se fendre vers l'avant et baisser le menton. Encaisser la charge pour que les mazureurs puissent répliquer.
L'impact est d'une violence inouïe. La plupart de ceux qui composaient la ligne son renversés. Je gis sur le dos et une sentinelle s'apprête à me pourfendre. A ce moment, la vision de Gortharan me vient à l'esprit. Gortharan, celui qui a défendu la famille royale jusqu'au bout. Celui qui affronta le Prince Draërim en combat singulier et y laissa sa main. Je repense à son visage fermé, déformé par les combats, la lassitude et un certain désespoir. Je ressens la détermination dont il fit preuve chaque jour pour que nos défenses tiennent. Je me remet debout et fauche la sentinelle d'un coup d'épée. La bataille commence...

... Et fait rage. Nous combattons bravement, mais l'ennemi a l'avantage du nombre. Quatre fois plus nombreux que nous alors que nos rangs comptent plus d'artisans que de soldats... La ligne de mêlée recule mais tient. Emporter par sa furie, j'aperçois un rampant qui s'avance. Il n'est pas question de le laisser faire un carnage. 10 braves répondent à mon appel et nous nous avançons pour lui barrer la route et lui faire face. Il se dresse de toute sa hauteur. 12 mètres ! Ses pattes sont rapides et leur pointe est meurtrière, mais nous revêtons l'Alliamazur forgés par nos pères et rien ne saurait nous dissuader. Le combat est acharné. 2 braves périssent sous ses coups, mais nous parvenons à le déstabiliser en fauchant ses pattes et grâce à la puissance de nos coups d'épée et de bouclier. 2 braves périssent encore mais je tiens bon et parviens à lui asséner le coup fatal ! Son corps immense s'étale dans un fracas d'arbre abattu. Mais autour de nous, tout va mal. La ligne de tir sonne la retraite à l'intérieur de l'enceinte. Les Draërims ont percés nos lignes, leur artillerie a enfoncé nos palissades et il faut les repousser depuis le village. Dans la retraite, j'aperçois dans la main d'un milicien la bannière de Ktania, tâchée de sang et de poussière. Je m'en empare et la fait tournoyer en l'air, comme un phare diffusant espoir et bravoure autour de moi.

Alors que je viens de m'engouffrer à la suite de nos troupes en déroute par un pan écroulé de palissade, je suis rattrapé par de trop nombreux ennemis. Soldats et sentinelles se ruent sur moi sans me laisser de répit. Galvanisé, je laissai tomber mon épée, et repoussai chaque ennemi de mon bouclier avant de l'empaler sur la lance qui tenait la bannière. Je reculai sous les coups que ma fidèle armure rendait indolores pour répondre de plus belle. Au bout d'une éternité, je trouvai un instant de répit et me rendit compte que je me tenais au sommet d'une montagne de carcasse de draërims abattus, récupérant mon souffle et brandissant la bannière comme une arme confiée par les Créateurs eux-mêmes.

De précieuses heures furent gagnées, mais au fur et à mesure que la nuit avançait, nous voyons nos forces fondre et être dispersées dans la ville. Nous n'étions plus capables de tenir la palissade. Nous fûmes acculés jusqu'à la place, au centre de laquelle se tenait la Grande Maison où s'était réfugiée la population. Nous n'étions plus qu'une centaine, et je savais que nous n'avions même pas occis plus de la moitié de nos assaillants. Non loin de moi je vis Anaëlle, Kouky, Solano et Aliandra. Tous avaient survécu jusque là.

L'aube allait poindre. Sur le toit de la Grande Maison, nous n'étions plus qu'une poignée. Epuisé, je ne sentais plus mes membres. Mon armure avait été enfoncée et je me vidais de mon sang. J'avais épuisé toutes mes potions de soins. Mais je me battis jusqu'à mon dernier souffle. Durant une heure, aucun Draërim ne prit pied sur le toit de la Grande Maison sans trouver la mort au bout de ma lance, empalé sur les piques de mon bouclier...




Alors, un flot doré et azur surgit de derrière la Grande Maison. Avec la puissance d'une vague herculéenne, des bataillons entiers de Gardiens repoussèrent la horde désorganisée vers les remparts, en dehors des remparts. Mermelok surgit sur le toit de la Grande Maison, le visage dur, grave et féroce. "J'ai tenu... autant que j'ai pu...", lui dis-je. Il m'adressa un regard plein de remords et de gratitude, puis son regard s'obscurcit et se fronça à nouveau quand il le reporta vers la bataille : "Telluriens ! Empêchez leur retraite !" Et l'on entendit des dizaines de Telluriens incanter, et de leur murmure collégial et surnaturel naquit un mur colossal qui barrait l'horizon. "Mazureurs ! Exterminez les !" Et pendant que les Gardiens repoussaient les Draërims affolés contre le mur, des régiments de Mazureurs, les prirent en tenaille et commençèrent à les mettre en pièce... Acculé, un Prince Draërim se tenait au milieu de la nuée, et vit ses rampants tomber l'un après l'autre. Puis se fut son tour, et Mermelok lui fendit le crâne de sa superbe hache de bataille.
Je me tins à côté de lui, brandissant la bannière de Ktania, et nous fûmes acclamés par les survivants.

Ceci était le récit de la bataille contre les Draërims pour Ktania, par Attenor Sondecoeur.


Au final, durant cette bataille (qui a duré entre 8 et 12h ingame), j'ai récolté 21 points de bravoure grâce à un exploit et trois actes de bravoure, ainsi que 10500 xp (j'en avais 19300 avant la bataille) Cool
Par contre, je me suis retrouvé deux fois à 1 pv et une fois à 3 pv (vive les potions de soins Surprised ).
Les gardiens sont plutôt fumés en combat de masse : j'ai pris 36 fois des dégâts dans la face (j'ai compté), mais comme j'ai 52 d'armure (alliamazur bastion de bonne qualité) et un acquis de blocage de 19, je suis capable d'encaisser 71 points de dégâts des lignes de mêlées et de tir. Autant dire qu'il n'y a pas grand chose voir rien du tout qui passait à chaque fois !

Le point noir, d'une manière générale, pour moi, est que le combat de masse ne permet pas l'utilisation (et donc l'évolution) des techniques. Hors, c'est vraiment le truc le plus difficile à monter dans le jeu (je suis passé niveau 10 et j'ai pas encore une seule technique au degré de maîtrise 2...)

Voilà pour cette bataille qui a duré une douzaine de tours de jeu et qui nous a fait une très belle partie Wink


Dernière édition par Hannigan le Ven 27 Fév - 3:48, édité 1 fois
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Re: Récit d'un combat de masse

Message  Sykes le Mar 24 Fév - 23:23

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